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Sécu: il faut faire payer les retraités ! |
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Écrit par jeff fassero
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Vendredi, 05 Novembre 2010 03:29 |
Ça y est, la réforme des retraites est votée . Les actifs ont consenti (à leur corps défendant certes) un sacrifice pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition (au moins pour quelques années). On peut refaire le match à l'infini sur l'équité, la justice, le bouclage financier de la réforme. Une chose est par contre certaine: un durcissement des conditions de prise de la retraite avec un maintien (au moins théorique) des pensions, qui était un "étant donné" pour le gouvernement, est un effort consenti par les actifs en faveur des retraités. De la jeunesse vers les plus âgés. Mais les seniors expriment-ils la même solidarité envers les plus jeunes? Pas forcément. L'arrivée à la retraite des baby-boomers a changé beaucoup de choses. Les vieux sont plus jeunes, plus actifs et surtout ... plus riches. Et pourtant, ils financement beaucoup moins la protection sociale que les actifs et notamment la branche qui les intéressent en tout premier lieu: l'assurance-maladie. Etat des lieux en forme d'appel aux vieux (du moins à ceux qui en ont les moyens) : les actifs se serrent la ceinture, à vous!
Le financement de la protection sociale
Le financement de la sécu est assuré à part à peu près égales par les entreprises et les ménages, avec en sus une part de transfert depuis les administrations publiques (qui sont, de facto, financées par l'impôt) :
Source : Sécurité Sociale ; chiffres 2009 La philosophie initiale du système était inspirée du modèle Bismarckien. Ce système a été défini à la fin du XIXème par le chancelier éponyme et implémenté en Allemagne à la même époque. Le principe en est que la protection sociale est basée sur le travail: les cotisations sont assurées par les travailleurs, les prestations sont ouvertes à ceux qui travaillent (les actifs) ou ont travaillé (les retraités). Les personnes qui n'ont pas transité par la case travail (femmes au foyer, enfants, ...) obtiennent des droits via leur relation à ceux qui sont ou ont été partie prenante du monde de l'emploi. Ce modèle est également défini par une gestion des caisses par les employeurs et employés eux-même (la gouvernance de la sécurité sociale est assurée par les "partenaires sociaux" et non par l'Etat). A l'inverse, le modèle Beveridgien, décliné par le Lord du même nom en 1942 et mis en place au Royaume-Uni mais aussi au Danemark, repose sur un financement par l'impôt, l'universalité (les citoyens sont couverts quels que soit leur situation professionnelle) et une gestion étatique.
Néanmoins, le modèle français a dû évoluer. En effet, la protection fondée sur le travail était adéquate en période de plein emploi. Mais, dès lors que le chômage de masse a commencé à s'installer à partir du 1er choc pétrolier et plus encore dans les années 80, ce modèle n'était plus tenable. En effet, il existe dès lors des personnes qui doivent bénéficier de protection et qui n'ont pas forcément de lien avec le monde du travail (chômeurs n'ayant jamais travaillé notamment). Devant cette nécessité, le système, Bismarckien à l'origine, a évolué. De nouvelles prestations, gérées par l'Etat cette fois, sont apparues. La plus emblématique est le RMI (aujourd'hui "RSA socle") apparu en 1988. Dans la foulée (1990), le raisonnement symétrique a conduit à l'apparition d'un financement dont l'assiette était plus large que les revenus du travail: la CSG. Cet impôt a pris une importance croissante au fil du temps comme le montre la répartition du financement de la Sécu en 2009 :
Source : Sécurité Sociale ; chiffres 2009
On a donc désormais un système hybride : 57% des rentrées d'argent de la Sécu sont assurées par le travail uniquement (cotisations), 22% avec une assiette plus large (CSG) et 21% de financement universel (impôts, taxes, transferts de l'Etat).
Des retraités qui contribuent moins que les actifs ...
Note: dans ce qui suit, les revenus sont exprimés en Unité de Consommation (UC). L'UC permet de comparer les revenus entre des ménages avec des structures familiales différentes, ce qui est notamment le cas entre les actifs (souvent des familles) et les retraités. Par exemple, un ménage avec un enfant de 16 ans et un autre de 12 ans donne le calcul suivant : 1 (père ou mère) + 0,5 (conjoint) + 0,5 (aîné) + 0,3 (cadet) = 2,3. Ce ménage est considéré comme ayant des besoins de consommation équivalents à 2,3 adultes célibataires (contre 1,5 pour un couple de retraités ou 1 pour une veuve).
Augmentation de l'espérance de vie oblige, les retraités profitent plus longtemps de leur inactivité, consommant ainsi plus de prestations: pensions mais aussi prestations maladie. Or cette dernière représente près de la moitié des dépenses de la Sécu :

Source : Sécurité Sociale ; chiffres 2009
Si l'on prend en considération les différents risques, il apparaît légitime que les retraités ne financent plus certains d'entre eux:
- Les retraites puisque ceux-ci ont cotisé durant leur activité pour la financer
- Les accidents du travail, ne travaillant plus
- Les prestations d'allocations familiales, en étant écartés
Il paraît par contre logique qu'ils financent le risque maladie en étant autant bénéficiaires que les autres. Il est vrai qu'ils ne bénéficient pas des paiement d'indemnités journalières en cas de maladie puisqu'ils ne travaillent plus. Ceux-ci, pour les arrêts consécutifs à la maladie, ont représenté en 2005 197 millions de journée de travail pour un coût global de 5.3 Mds€. Mais le coût des soins augmente en revanche avec l'âge, comme le montre la courbe ci-dessous:

Source : Dépenses de santé annuelle par tranche d’âge pour l’année 2000 ;enquête Santé Protection sociale (IRDES)
Evidemment, le financement individuel de l'assurance-maladie ne doit pas être influencé par le risque, le principe de base étant la solidarité. Pas de raison de faire payer plus chers les seniors parce qu'ls consomment plus de soins. Pas de raison non plus de les faire payer moins. Comme l'assurance-maladie représente à peu près la moitié des dépenses, il serait alors logique que les retraités cotisent à hauteur de 50% de ce que cotise un actif (c'est en fait 47% auquel il faudrait retrancher les arrêts maladie soit proche de 45%). Mais c'est pourtant loin d'être le cas ! Dans l'ensemble, les cotisations sociales représentent 50% du revenu par unité de consommation des ménages: 32% payés par les employeurs (cotisations patronales) et 18% par les ménages (cotisations sociales et CSG). Pour les ménages dont le référent est salarié, la proportion monte à 67% (44% employeur, 23% ménages). Pour les ménages dont le référent est retraité, c'est seulement 15%, soit quatre fois moins. Même les ménages dont le référent est au chômage cotisent plus (21%). Autre point de comparaison, les 10% de ménages les plus pauvres, qui gagnent 2.5 fois moins par UC que les retraités, cotisent pour 22% de leur revenus.
L'autre moyen de comparer les écarts de contribution sur une base plus individuelle est de regarder la feuille de paie. Un salarié ne bénéficiant pas d'exonération touche environ 78€ nets pour 100€ bruts. Au passage, il aura versé 7.86€ de CSG/CRDS (dont 50% vont environ vont aller à l'assurance-maladie) et 75 cts supplémentaires pour la maladie. Son employeur aura versé 13.10€. Soit au total environ 18€ pour le risque maladie pour un revenu de 78 soit 23%. Un retraité, lui, touchera 92.8€ sur 100€, le reste allant pour l'assurance-maladie. Soit 7.1%, plus de trois fois moins.
Les retraités financent donc la Sécu à une hauteur très faible, qui est largement en-dessous de leur proportion dans le coût des prestations de celle-ci. Ceci est dû au fait que les retraités payent seulement la CSG sur leurs pensions. Et encore, le taux de CSG/CRDS est de 8% pour les revenus d'activité mais seulement de 7.1% sur les pensions de retraite. De plus, 9% des retraités bénéficiaient en 2004 d'un taux réduit (3.8%) et 45% d'une exonération totale de CSG/CRDS. En clair, pour la plus grande part du financement de la sécurité sociale, les cotisations, les retraités ne sont pas contributifs. Pour la seconde part, la CSG, ils bénéficient d'un taux plus avantageux que les actifs. Reste le 3ème moyen de financement: l'impôt.
A priori, les retraités devraient être à égalité sur ce sujet avec les actifs. Mais là encore, ils ont un avantage. Les revenus imposables bénéficient d'un abattement de 10% avant le calcul de l'impôt sur le revenu. Celui-ci est permis en compensation des frais professionnels (principalement le déplacement domicile-travail). Mais les retraités en bénéficient aussi alors même qu'ils n'ont plus à se rendre au travail. Manque à gagner annuel pour l'Etat : 2.7 milliards d'euros.
... et qui sont pourtant aussi riches qu'eux
Il est d'autant plus gênant de voir les retraités moins financer la protection sociale que ceux-ci en ont désormais les moyens. En effet, une nouvelle donnée est apparue dans l'équation: auparavant, on avait des retraités majoritairement pauvres et qui étaient considérés comme des bénéficiaires de prestations et ne pouvaient en aucun cas être des contributeurs. Le financement étant assuré par le travail et les retraités étant, par définition, sortis du monde du travail, ces derniers n'étaient plus sollicités pour financer la protection. Or, une mutation s'est produite: les retraités sont désormais presque aussi riches en moyennes que les actifs. Les ménages dont la personne de référence est retraitée ont un revenu annuel de 22.690€ par unité de consommation contre 23.478€ par unité de consommation pour les ménages ayant un actif comme référent.
Le COR (Conseil d'Orientation des Retraites) a fourni une analyse comparée des niveaux de revenus des actifs et des retraités. L'étude "brute" des revenus montrait que les actifs touchaient en moyenne 18.500€ par unité de consommation et les retraités 15.800€. Avantage actifs donc. Mais si l'on intègre les revenus du patrimoine et que l'on gomme l'avantage acquis par beaucoup de seniors (relativement aux jeunes en tout cas) d'être propriétaires, les revenus comparés sont de 21.800€ contre 21.500€ annuels. En clair, les retraités sont aussi riches que les actifs. Pas de raison de moins les faire cotiser. Et ce d'autant plus qu'entre 1996 et 2007, les revenus des actifs n'ont progressé que de 26% contre 30% pour les retraités.
Cette richesse égale se retrouve également dans la médiane: le chiffre qui sépare la population en deux est de 18.017 €/an/UC pour les actifs et de 17.577€/an/UC pour les retraités. Les 10% d'actifs possédant les meilleurs revenus gagnent en moyenne 33.433€/an/UC, la même classe de retraités 34.149€. Enfin, le taux de pauvreté est quasiment le même parmi les plus de 60 ans que parmi les actifs (0.1% de différence). Bref, tout montre que le mythe du retraité pauvre a la peau dure mais qu'il a vécu. Il existe bien entendu des franges très larges des retraités vivant avec de très petites pensions mais ni plus ni moins (en proportion) que parmi les actifs.
Les retraités bénéficient donc d'un régime de faveur quant au financement de la protection sociale. Celui-ci est issu des générations précédentes, notamment celles nées avant la seconde guerre mondiale qui vivaient de très chiches retraites, souvent dans la misère. La génération qui entre depuis quelques années à la retraite a considérablement changé les choses avec un niveau de vie calqué sur les actifs. Plus de raison de payer moins donc. Et pourtant, qui osera affronter les seniors et leur faire entendre ce message? Certes, il est peu probable de voir des défilés massifs de cheveux blancs, de voir des vitrines de magasins détruites à coup de déambulateurs ou des raffineries bloquées par des piquets de grève où séviraient des parties de Scrabble. Par contre, les seniors savent parfaitement user de l'arme du vote qu'ils pratiquent assidûment et la démographie les rend désormais incontournables.
Comment corriger ce problème? Le changement le plus radical consisterait à garder un modèle Bismarckien ("ceux qui travaillent cotisent pour ceux qui travaillent ou ont travaillé") pour les risques chômage, accident du travail et le financement de la retraite mais sortir la branche maladie pour la faire basculer sur un modèle Beverdigien: à risque universel, financement universel. L'assurance-maladie serait financée par l'impôt et gérée par l'Etat. Les entreprises se verraient soulagées des cotisations patronales pour la maladie (ce qui diminuerait le coût du travail) mais plus imposées en contrepartie sur l'Impôt sur les Sociétés. Par ailleurs, les citoyens financeraient le risque maladie par plus de cotisations sur l'impôt sur le revenu et/ou la CSG. Ainsi, tous les types de revenus (travail, patrimoine, pensions) seraient mis à contribution, assurant une meilleure équité et une source de financement plus large.
Mais cette véritable révolution copernicienne du système a peu de chance d'aboutir dans un pays comme le nôtre. Il paraît alors plus réaliste d'opter pour une politique des petits pas, celle amorcée par la CSG (avec un taux faible d'abord qui s'est accru au fil du temps). Il pourrait alors être demandé aux retraités de participer plus via un alignement de leur CSG sur celle des actifs, un abandon de l'abattement de 10% sur l'IR ou encore la création d'une contribution maladie sur les pensions les plus élevées. Ce serait la garantie d'un meilleur financement mais aussi un geste hautement symbolique. La génération aujourd'hui au travail doit supporter des sacrifices (allongement de la durée de cotisations, passage de l'âge légal de 60 à 62 ans, ...) pour financer les retraites de ceux qui ont bénéficié d'un régime plus clément. Ces derniers auraient ici une belle occasion de faire montre de solidarité à leur tour. |
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Mise à jour le Mardi, 28 Février 2012 02:37 |
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Écrit par jf
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Dimanche, 22 Août 2010 22:37 |
 | Written By jf Dimanche, 22 Août 2010 |
La crise est passée par la case retraite que ce soit dans les économies oû l'on considère la capitalisation comme un avantage ou dans les économies plus sociales oû la répartition est la règle, la crise économique frappe durement les ménages, nombre d’entre eux ont vu les économies de toute une vie sacrifiées sur l’hôtel de la crise bancaire des subprimes .Citigroup, Lehman Brothers, RBS...ont ruinés sans état d'âmes les espoirs de toute une génération. Le pire c'est qu'ils ont obtenus aides et subventions pour réparer leur propres bêtises, aides et subventions que n'obtiendront jamais tous les ménages qui ont parfois tout perdu. Bref, objectivement il est temps de se pencher sur d'autres solutions, car même lorsque l'on se penche sur le système à la Française, le système socialement parmi les plus évolués, on peut se poser honnêtement la question: La réforme des retraites en France...coup politique ou véritable défi pour l'avenir? Avant de répondre à la question posée il y a un constat que peu de médias ont fait jusqu'à maintenant, c'est quoi le déficit du système de retraite à la Française ? Eh bien le déficit du régime de retraite en France est du au deux tiers par le manque de croissance, à la crise financière, au chômage supérieur à 7% de la population active, et un tiers par le manque de cotisation les actifs qui ne peuvent compenser les non actifs (1,2 actif pour 1 retraité).A noter que 7% de chômeurs et 1,5% de taux de croissance constituait déjà le scénario noir, et on se rend compte que le pire n'est pas le pire, la réforme envisagée par le gouvernement voudrait un équilibre en 2018, c'est faux, il aura 42 milliards de déficit comblé par 18 milliards seulement, cherchez l'erreur.... Dans un pays où il y a 28 régimes de retraite non coordonnés, qui détient le record des prélèvements obligatoires et où la dette approche les 150000 euros par enfant et le nombre record de jours de grève, la seule solution est..... l'augmentation des cotisations de retraite.
Partant de là, le premier constat est fort simple il n'y aura pas de miracle, les mesures envisagées ne seront pas suffisantes, le déficit va continuer à se creuser et les jeunes générations n'auront pas ou peu de retraite.
Le syndrome Grec menace t il la France? Clairement oui, tant que les Français n'auront pas pris leur destin en main, choisi de se protéger par eux même, ils vont aller de déception en déconvenues. Les hypothèses optimiste de 2003 ne se sont pas réalisées, Les excédents des régimes sociaux ne se sont pas réalisés, les prévisions de déficit envisagées pour 2020 se sont réalisées en 2010, crise financière oblige, les impôts sont impossibles à augmenter davantage. Si une ressource existait quelques part ça se saurait... Il est clair que les " avantages acquis" vont fondre dans la douleur et la contestation, l'état ne peut plus financer les retraites par l'emprunt, les mesures fiscales sont impossibles, car il n'y a plus assez de richesses, ce n'est pas plus compliqué que ça. Ce qui est impossible à dire aujourd'hui c'est que le système de retraite est mort, que l'avenir s'annonce sombre.
Coup politique ?, malheureusement oui, cette réforme est la réforme majeure du gouvernement, elle a le simple mérite d’exister, mais elle est insuffisante dans un pays oû règne la culture "armes à la mains" des avantages acquis. Cette réforme servira de constat de bonnes intentions pour les futures élections en 2012.
Ce constat a maintenant le mérite d'exister, nombre de Français en sont conscients, et nombre d'entre eux recherchent des solutions alternatives pour financer leur retraite, c'est aussi pour cela que le projet que nous portons apporte un certains nombre de réponses. La première d'entre elle consiste à appliquer le sain principe: de dépenser moins, ici aux Philippines, le coût de la vie est nettement moins cher. La politique d'accueil des anciens est favorables, et il n'y a pas d'impôts... Le deuxième objectif est de s'approcher d'un ensemble de services comparables dans les domaines de la santé, la sécurité, l'organisation de la vie courante, les loisirs. C’est notre profession de foi, le socle de notre projet de création de villages retraites aux Philippines.

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Mise à jour le Mardi, 28 Février 2012 02:37 |
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Écrit par jeff fassero
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Jeudi, 07 Avril 2011 02:11 |
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L'approche de la retraite pose invariablement la question du bon financement, de la sécurité et la pérennité de celle-ci, et beaucoup de candidats vont s'apercevoir, que les solutions de financement qu'ils ont choisies sont passées au laminoir des différentes crises, que leur économies boursières ne sont qu'illusion. Ci-après un avis d'experts relevé dans la presse (20 minutes)... Pour rappel le site "retraite aux philippines" existe pour apporter des solutions alternatives face à la réduction de la pension de retraite, l’inefficacité des placements boursiers, et la crise en général... Si l'on ne peut gagner plus, le minimum est que l'on dépense moins... en tout cas ce qui est sûr c'est que la bourse adore les gogos....
Bonne lecture
La faillite des fonds de pension aux États-Unis a beaucoup entamé la confiance des épargnants. Le point avec des experts...
«Je suis dans la fleur de l’âge, tout le monde me connaît et m’admire. Depuis toujours, je vais de conquête en conquête… Qui suis-je ?» Une star du grand écran? Pas vraiment. Ce portrait robot est de celui de l’action boursière rêvée, celle qu’un Français lambda placerait probablement dans son plan d’épargne en actions (PEA), s’il en avait la possibilité.
Mais a t-il raison? Après l’éclatement de la bulle internet en 2000, la crise des subprimes en 2008, comment croire encore aux bienfaits de l’investissement boursier, surtout quand il s’agit d’investir pour préparer sa retraite?
Jouer sa retraite en Bourse?
Liem Hoang-Ngoc, député européen (PS) et économiste, est très critique vis-à-vis des produits d’épargne retraite. Pour lui, ils reposent nécessairement en dernier ressort sur des fonds qui se négocient sur les marchés financiers. «Au final, cela revient à jouer sa retraite en Bourse. Or l’expérience des produits d’épargne d’entreprise dans le monde anglo-saxon sur les dix dernières années montre que c’est très risqué.»
D’autres comme Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE et spécialiste des retraites, estiment que les risques ont fortement augmenté sur les marchés. «C’est lié au raccourcissement des cycles économiques et au fait que de plus en plus de gens veulent épargner pour leur retraite. Or plus il y a d’argent qui veut se placer, plus le marché fluctue. Aujourd’hui, on a en permanence des périodes de fortes hausses et de fortes baisses.»
Mieux s'informer sur la Bourse
Si les cours font davantage le yo-yo, autant avoir les nerfs solides et ne pas craindre de perdre sa mise, ce qui n’est pas forcément donné à tous. Pour Didier Cornardeau, président de l’Association des petits porteurs d’actifs, la Bourse n’est pourtant pas le casino que l’on décrie tant, et investir une partie de son capital en actions, quand on en a les moyens, n’a rien de farfelu. A condition de «s’éduquer à la Bourse» et de «ne pas acheter une action les yeux fermés parce qu’on a vu une publicité à la télévision».
Mais cela ne l’empêche de rappeler qu’il y a des risques. «Il faut que les gens s’aperçoivent que derrière cette retraite par capitalisation, il y a un risque financier, qui est l’aléa de la Bourse. Quand on a une crise financière, on risque certes de perdre plus vite, mais on peut aussi récupérer plus vite car un fonds a une puissance de feu importante.»
Pas de placement sans risque
Alors, faut-il «acheter au son du canon, vendre au son du clairon» ? Ce serait trop simple…, ou trop compliqué, si l’on considère que la majorité des petits porteurs n’a ni le temps ni l’envie d’enquêter sur la bonne santé des entreprises cotées. D’ailleurs pour Hervé de La Tour d’Artaise, président de la CGPC, investir directement en Bourse sans s’y connaître serait une erreur. «Les critères traditionnellement cités pour définir une action de qualité, à savoir la marque, la technique éprouvée, les parts du marché, la rentabilité stable, l’endettement contrôlé, et le management éprouvé, ne sont pas erronés. Mais les placements sans risques n’existent pas.»
On se souvient peut-être qu’à la fin des années 1990, France Télécom et Alcatel étaient considérés comme des références pour les investisseurs… Jusqu’à ce qu’arrive la bulle internet et que leur cours ne s’effondre.
De fait, rien n’est plus difficile que d’anticiper les placements les plus dynamiques. «Il est très dur de savoir à l’avance ce qui va le mieux marcher, reconnaît Anne Arthaud, responsable marketing de l’épargne longue LCL. En 2009 par exemple, le CAC 40 a fait mieux que les actions aux Etats-Unis, alors qu’en 2010 c’était l’inverse.»
Ne pas céder au pessimisme
Malgré les incertitudes, les professionnels de l’épargne-retraite restent pourtant plutôt optimistes. «Investir en bourse sur le long terme, c’est penser que l’économie va s’en sortir. Même si préparer sa retraite suppose de la sécurité, nous conseillons à des personnes jeunes qui vont prendre leur retraite dans 35 ans de diversifier leur portefeuille pour bénéficier du potentiel du marché financier», poursuit Anne Arthaud de LCL.
Un sinistre du type de ce qui est arrivé au fonds de pension des salariés d’Enron aux Etats-Unis pourrait-il se reproduire en France avec les Perco? «Non, assure Jérôme Dedeyan, président de Debory-Eres, société de conseil et de gestion en épargne salariale. La part des Perco investie en actions a subi comme tous les avoirs en actions des pertes importantes lors de la crise, mais les salariés qui étaient proches de leur retraite et qui avaient choisi la gestion pilotée n’ont pas perdu, puisqu’ils étaient très peu investis en actions. Par ailleurs, dans le cas d’Enron, la retraite par capitalisation des salariés était investie en totalité en actions Enron, ce qui fait qu’ils ont tout perdu au moment de la faillite. Le Perco, lui, ne peut pas être investi en actions de l’entreprise qui emploie. Il doit proposer des FCPE (produits de placement de l’épargne salariale) de différents profils de risque et diversifiés».
Investir tôt de petits montants
Pour investir en Bourse, les conseils de base impliquent de s’y prendre tôt, de diversifier les risques, d’investir régulièrement et plutôt sous forme de placements collectifs, afin de mutualiser les risques. «Ce n’est pas forcément plus compliqué d’investir dans des actions, remarque Laure Delahousse, directrice épargne retraite à l’AFG, mais il faut être prêt à supporter les aléas des cours. Le risque est important car le placement bouge davantage, mais si on investit régulièrement sur une très longue période, on lisse les à-coups des marchés et il y a plus de probabilités de voir son épargne bien rémunérée.» Dans tous les cas, investir au moment de la retraite est tout sauf une bonne idée, et mieux vaut se méfier des engouements collectifs, qui peuvent réserver des surprises. |
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Mise à jour le Samedi, 23 Avril 2011 02:33 |
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Interview d'un retraité peu conventionnel |
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Écrit par Damien
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Dimanche, 22 Août 2010 22:37 |
 | Written By Damien Dimanche, 22 Août 2010 |
A première vue, on pourrait songer que Patrick Jégard est un retraité fort peu conventionnel
comme vous allez pouvoir vous en rendre compte au travers de cette petite interview ; mais… à bien y réfléchir, n’est ce pas plutôt l’étiquette que l’on colle habituellement un peu vite sur le front de nos ainés qui n’est plus adaptée à la réalité de cette génération ?
Ainsi Monsieur Jégard est passionné d’aromathérapie, mais aussi d’internet, où il surfe chaque jour des heures, et de rock gothique.
Que pense cet étonnant retraité d’un projet de séjour retraite aux philippines, a priori, tout aussi peu conventionnel ?
1) Bonjour monsieur Jégard, vous êtes ce que l’on appelle un jeune retraité. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis ingénieur des télécoms retraité depuis peu. En parallèle de ma carrière j’ai été musicien, commerçant, et j’ai même travaillé dans un cirque.
2) Vous qui résidez en France, que pensez-vous des Philippines ?
J’ai toujours été attiré par l’Asie, pour le choc des cultures et l’exotisme. Pour la botanique aussi, car j’adore découvrir des flores inédites. Songer aux Philippines, c’est penser à des paysages de rêve…
3) Qu’est ce qui serait susceptible de vous attirer dans ce pays ?
Justement, en fait pas les paysages, car je ne suis pas trop du genre à aimer les balades sur la plage et les jolies zones pour touristes. Je dirais la découverte de nouvelles plantes, de la culture locale, et le fait de pouvoir passer un séjour au calme pour me ressourcer.
4) Qu’est ce qui serait susceptible de vous « freiner » pour venir ?
Les vaccins ! Je suis allergique à la plupart d’entre eux, ce qui est très bloquant.
5) Rassurez vous, aucun vaccin n’est obligatoire pour se rendre aux Philippines, si ce ne sont ceux que l’on connait en France. Mais les Philippines étant éloignées de la France…la distance ne vous rebute-t’elle pas?
Absolument pas ! Vous savez, si vous me proposiez un séjour suffisamment intéressant pour la lune, je ferai aussi le voyage sans hésiter !
6) Seriez-vous prêt à vous laisser tenter par l’achat d’une maison au sein d’un village retraite ?
Pas dans un premier temps, car j’ai envie de découvrir le pays « sur place » tout d’abord. Ca me semble essentiel. Mais par la suite pourquoi pas…Si je peux avoir ne serait-ce que 50 m2 pour moi avec un petit coin jardin, ça serait le pied quelques mois par an.
7) Alors quelle seraient justement les conditions à réunir selon vous pour « oser » faire l’achat d’une maison aux philippines ?
La sécurité, et l’autonomie. Un projet taillé « pour les retraités » me fait d’emblée toujours un peu flipper, je n’ai pas envie de me retrouver obligé de participer à une animation parce qu’il manque un quatrième joueur pour la partie de belotte !
Je veux pouvoir gérer mon temps comme je veux, et ne pas me retrouver coincé avec un club pour troisième âge.
7) Quelle formule vous paraitrait la plus intéressante :
- L’achat d’une maison au sein du village retraite. Disposer ainsi de son pied à terre dans un lieu enchanteur et sécurisant, en toute autonomie.
- La location pour séjours intermittents dans l’année.
D’emblée, plutôt les séjours. Avoir la possibilité de calibrer la durée. Par la suite, pourquoi pas si le prix de l’achat est intéressant.
8) Quelles conditions faudrait-il réunir selon vous pour qu’un séjour soit attractif ? prix, nombre et disponibilité du personnel, possibilité de disposer de soins médicaux sur place, confort , sécurité…
La sécurité en premier lieu, puis le prix, et le personnel, qui n’a pas forcément d’être digne d’un 5 étoiles, mais doit être sympa et ouvert. Le reste est moins important pour moi. Les soins médicaux oui. Oh, et je me contrefiche que la plage soit à proximité ou pas !
Merci beaucoup monsieur Jégard ! |
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Mise à jour le Mercredi, 08 Septembre 2010 04:26 |
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